Agence France-Presse sur Twitter :

Une petite citation de Coluche, il y a 30 ans: Maintenant, quand on pique son sac à une vieille, on est obligé de dire:« ayez pas peur, madame, on n'est pas de la police»

Comme quoi, les abus policiers ne sont effectivement pas un fait récent... pas plus que la tendance des gouvernements successifs à chercher à cacher la merde au chat.

Regardez «Je n'obéirai plus»

Un bon résumé de l'absurdité des mesures successives.

Moi aussi, j'ai la fibre insurrectionnelle qui me démange...

Ce matin dans 20minutes, je trouve cet article Coronavirus : Les rassemblements de plus de six personnes en extérieur interdits «sur tout le territoire» qui me fait [encore une fois] bondir: on interdit les rassemblements de plus de six personnes DEHORS sous prétexte d'arrêter la propagation mais on refuse de fermer les écoles dans lesquelles les mômes s'entassent parqués comme des porc, enfermés toute la journée dans la même salle...

Donc:

❏ ou ces gens sont des incapables, des imbéciles, des inhumains, des menteurs (le cumul est autorisé) et ils ne voient pas le problème logique

❏ ou bien ils n'ont jamais eu l'objectif de préserver la santé mais bien l'économie, enferrés qu'ils sont dans leur conception néolibérale du monde et incapables de changer de logiciel. voir Barbara Stiegler qui en parle merveilleusement bien

❏ ou alors le gouvernement trouve son compte dans la «situation alarmante» dans laquelle nous sommes coincés depuis un an: plus de gilets jaunes, plus de protestations, plus de revendications possible, plus d'anonymat pour contester ou être un opposant, une population dépressive (donc calme) dont on entretient la peur et l'angoisse et qu'on culpabilise au moindre geste de liberté.

 Ben en fait  je m avise que  c est un OR et pas un XOR    blagueDeDev.png

Même sans sombrer dans le complotisme, qui sous-entendrait que tout est monté de toutes pièces ce qui est sans aucun doute faux, il faut reconnaître qu'en bons opportunistes les dirigeants savent exploiter les situations les plus critiques pour maintenir un système qui les favorise, voire même pour en améliorer les rouages répressifs.

Le «problème» est que de plus en plus, les gens se rendent compte que :

  1. la mortalité du COVID n'est pas si importante qu'elle justifie à elle seule de si terribles privations de liberté
  2. si la mortalité du COVID requiert de telles mesures dignes de l'occupation alors, nécessairement et logiquement, il faudrait lutter avec la même énergie contre tous les autres fléaux qui tuent au moins autant et souvent plus (cancer, pollution, sida, famine, pauvreté etc tous en grande partie dus au capitalisme débridé...). c'est une question de cohérence.
  3. quitte à être privés de liberté, autant qu'on le soit drastiquement et efficacement dans un temps court plutôt que longuement, perfidement et sans visibilité de fin (comment ne pas faire de dépression quand on n'en voit pas la fin)
  4. les pouvoirs publics culpabilisent et infantilisent donc, méprisent

Si au moins ils mentaient bien, ces cons, mais non: c'est tellement gros que je prends ça comme un camouflet personnel.

Et là  voyez-vous  j en ai   PLEIN  MON  CUL .png

Via http://shaarli.plop.me/?Gij8Rw


Nouvel article

13/ "Conclusion : « On pensait l'éviter mais on va très probablement se prendre un mur » ." Qui peut-être ce "On" qui "pensait l"éviter"? La croissance épidémique des deux souches mutantes a été mesurée, semaine après semaine. Il a été DECIDE de l'ignorer. Délibérément.

Pas mieux. Pour info, dans mon collège, qui a dû fermer une semaine pour cause de variant anglais hors de contrôle, on a eu des classes mises à l'isolement pour variant Brésilien/Sud Africain... L'objectif officieux étant de faire traîner le temps d'arriver aux vacances.

Vacances dont le gouvernement a souligné qu'elles permettraient de baisser les contaminations tout en maintenant que l'école n'est pour rien dans la diffusion du virus.

Via https://shaarli.duraffort.fr/

Cas d'école II (le retour)

Dans un billet précédent j'évoquais les remontées de chiffres parfois fantaisistes dans l'éducation nationale en narrant la façon dont les choses se passaient dans mon collège...

Ben vendredi on a eu du nouveau: des cas avérés de COVID chez les enseignants...

Tout a commencé mardi...

...avec une de mes collègues qui, commençant à souffrir de symptômes, a fait le test et a été déclarée positive au covid19. Elle a immédiatement alerté le collège et les personnes pouvant être cas contact. Chaque personne alertée a elle aussi fait le test, bien entendu. Après un jour, c'étaient trois collègues qui étaient positifs...

C'est le moment qu'a choisi notre chef pour nous envoyer un email dans lequel il nous rappelait - avec force mots soulignés pour bien nous montrer les notions importantes à retenir pour nous pauvres cons - qu'il fallait absolument produire un arrêt de travail ou une attestation de la CPAM sous peine de se voir notifé une constatation d'absence de service fait... Puis, tranquilou détendu du gland, il nous rappelle à la «stricte application des règles sanitaires en particulier dans la salle des professeurs (souligné)», sous-entendant par là que si on est positif, c'est de notre faute et pas de la sienne.

Pour résumer

Non seulement il ne prend aucune nouvelle des collègues ni ne se fend d'un mot gentil, d'une parole de soutien, d'un zeste d'humanité mais en plus il nous culpabilise pour se dédouaner de sa gestion pour le moins chaotique du protocole...

Rappelons que depuis l'année dernière, nous ne disposons plus de nos classes pour nous isoler et que nous en sommes réduits à nous «reposer» en salle des profs, tous ensemble... et boire un café s'avère difficile quand on conserve son masque.

Or, ceux qui nous font ce reproche - le chef, la gestionnaire et son mari, correspondant TICE de l'établissement et prof de techno - disposent de leur bureau individuel ou salle de cours et d'un logement de fonction à 100 mètres de leur bureau... Facile dans ces conditions d'aller s'isoler pour retirer son masque, se gratter les noix, se curer le pif ou, plus probablement, se pochtronner en pleine journée au point de ne plus rien pouvoir gérer après...

atta atta, c'est pas fini !

Sur ce, vendredi arrive et avec lui l'annonce qu'une autre personne est positive: nous sommes à 4 positifs sur 4 testés. C'est ce qu'on appelle un cluster.

Le chef choisit d'arriver en fin de récréation de 10h30 pour faire un point et il est colère le gars (comme tous les alcoolos)... Là, il minimise la situation, dit qu'il attend les ordres de sa hiérarchie pour savoir comment communiquer l'information aux élèves.

Oui, tu as bien lu...

...vendredi, trois jours après la première alerte de la collègue, aucune info n'avait été donnée aux familles. Pire, d'après le chef, on lui a FORMELLEMENT INTERDIT DE COMMUNIQUER AVANT AVIS DU RECTORAT (je mets en majuscules parce que je ne peux pas dodeliner comme l'orateur). (oui, c'est un gars qui dodeline beaucoup)

dodeline.gif

Il a ajouté qu'il nous interdisait d'en parler aux élèves. N'y tenant plus, je suis intervenu en disant qu'on ne pouvait pas m'ordonner de mentir aux élèves et que ces derniers commençaient à poser des questions. Là il a tenté de me décocher un regard noir - ne parvenant qu'à me montrer des globes d'un jaune pisseux injectés de sang - en me disant qu'il fallait répondre qu'une information serait faite dans la journée. Soutenant son regard, j'ai répété cette phrase en la mettant entre guillemets puis, sans cesser de le regarder, j'ai ajouté «c'est noté» attendant qu'il baisse les yeux. Comme il manque de courage, c'est ce qu'il a fait.

La seule mesure annoncée consiste en une «désinfection complète de l'établissement par un robot UV» à propos duquel il croit bon d'ajouter - sans doute pour renforcer sa crédibilité - qu'il «ressemble à R2D2». (sic)

RIEN D'AUTRE. Ni demande de tests du personnel, ni fermeture rien. Et surtout: silence !

Ce qu'on peut raisonnablement en penser

C'est que l'état, et ses bons petits soldats - tiennent absolument à maîtriser toute l'information autour des infections, quitte :

  • à laisser les mômes aller dans des classes avec des enseignants potentiellement infectés,
  • à minimiser les chiffes de contamination des enseignants (deux des positifs vivent ensemble donc «ils ne comptent que pour un» dixit le chef)
  • à cacher le nombre de positifs chez les élèves (ils ont martelé qu'il n'y avait AUCUN CAS CHEZ LES ELEVES alors que dans les collèges alentours, les chefs communiquent en toute transparence à ce propos: à croire que mon collège est le seul à n'avoir aucun cas),
  • à faire pression sur les enseignants - avec un ton menaçant et en insistant sur le droit ou pas de communiquer,
  • à faire pression sur au moins une élève pour qu'elle ne dise à personne qu'elle se faisait tester sous peine «d'être punie» (témoignages indirects mais assez crédibles compte tenu des élèves en question sur des propos qui auraient été tenus par le chef)

Encore une fois

cette situation ne concerne que mon collège et ne saurait -j'espère- être représentatif de l'ensemble des établissements de France... Mais j'en ai tellement plein le joufflu, je suis tellement sous pression dans ce bahut de merde que j'avais besoin d'en parler.

C'est chose faite.

EDIT :

Je viens de vérifier mes emails, deux autres personnes sont déclarées positives depuis hier et deux autres sont en attente de test.

Voilà.

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