Albert DUPONTEL critique l'éducation - septembre 2013 - YouTube

Comment un homme né en 1964, dont la scolarité s'est déroulée entre 1968 et 1980, critique l'éducation d'aujourd'hui avec les critères d'avant-hier, de façon péremptoire, sans recul et sans nuance.
Morceaux choisis:

  1. «dès l'école, on nous met déjà en compétition»: vous faites sans doute référence aux notes -dont je rappelle que ceux qui les demandent, ce sont les parents et élèves, pas les enseignants-. Ces notes sont depuis longtemps mises au second plan au profit de compétences du socle commun, validées ou pas en fin d'année. Donc, la compétition, personne n'en veut, à commencer par les profs, qui ne font RIEN pour l'entretenir et cherchent systématiquement à valoriser chaque gamin (et des fois, faut chercher tant le môme n'a fourni aucun effort, ne serait-ce que de bonne volonté...)

  2. «c'est pas parce qu'on est un cancre qu'on est un raté»: PERSONNE n'a JAMAIS utilisé devant moi le terme raté, en 21 ans de maison... Ni cancre par ailleurs. Je vous laisse seul responsable du choix du vocabulaire pour des mômes qui font face à des difficultés parfois insurmontables. Votre notion même de «raté» sous-entend que pour vous, il y a les «réussis» d'un côté et les «ratés» de l'autre... Encore une notion qui vous est propre et qu'on ne retrouve pas dans l'enseignement.

  3. «l'histoire de France, on nous apprend à l'apprendre et pas à la juger»: vraiment ?!, le prof d'histoire géo ne fait pas réfléchir sur l'histoire et ne la met pas en perspective ?! Il n'est là que pour faire apprendre des dates ?! Qu'appelez-vous «juger» l'histoire ? Procéder comme vous le faites avec l'éducation ? « 5° les représentations du monde et l'activité humaine : ce domaine est consacré à la compréhension des sociétés dans le temps et dans l'espace, à l'interprétation de leurs productions culturelles et à la connaissance du monde social contemporain . » (Socle commun collège) «Ainsi, l'histoire et la géographie poursuivent la construction par les élèves de leur rapport au temps et à l'espace, les rendent conscients de leur inscription dans le temps long de l'humanité comme dans les différents espaces qu'ils habitent. Les élèves découvrent comment la démarche historique permet d'apporter des réponses aux interrogations et apprennent à distinguer histoire et fiction. La géographie leur permet de passer progressivement d'une représentation personnelle et affective des espaces à une connaissance plus objective du monde en élargissant leur horizon et en questionnant les relations des individus et des sociétés avec les lieux à différentes échelles.» BO94708 Alors, oui ,sans doute l'enseignement de l'histoire est perfectible, mais de là à dire autant de conneries...

  4. «souvent, les types brillants à l'école rament complètement dans la vie derrière»: affirmation au doigt mouillé, sans aucune forme d'argumentation... à dégager (si des «gens brillants» rament dans la recherche d'emploi, que dire des «cancres» dont vous parlez ? Faites un petit tour dans le monde, allez voir qui rame vraiment, ceux qui ont du mal à bouffer et faites quelques stats, moi je vous attends ici...)

  5. «un gosse qui court dans la cour de récré, je suis sûr qu'il serait intéressé de savoir comment ça [le corps humain] fonctionne»: Car bien entendu, on n'apprend pas aux enfants comment fonctionne le corps humain... On se contente de leur faire apprendre des paragraphes du livre par coeur... Mais dans quel monde vivez-vous ?! On part d'observations, et questionnements qu'on fait naître chez le môme pour l'amener à déduire de lui-même, en découvrant un raisonnement scientifique et ordonné, le comment et le pourquoi. «L'enseignement des sciences et de la technologie au cycle 3 a pour objectif de faire acquérir aux élèves une première culture scientifique et technique indispensable à la description et la compréhension du monde et des grands défis de l'humanité. Les élèves apprennent à adopter une approche rationnelle du monde en proposant des explications et des solutions à des problèmes d'ordre scientifique et technique. Les situations où ils mobilisent savoir et savoir-faire pour mener une tâche complexe sont introduites progressivement puis privilégiées, tout comme la démarche de projet qui favorisera l'interaction entre les différents enseignements.»encore le BO94708

  6. «on leur fait faire calcul mental récitation: on les formate pour un système dans l'espoir de les rendre plus productifs»: Ha ?! parce que savoir réciter une comptine ou compter ça rend plus productif ? A l'heure d'internet et des ordinateurs ?! Vous avez remis en question vos opinions récemment ?! Alors, non, quand on demande aux élèves de savoir compter et de pouvoir retenir quelque chose par coeur, c'est pour les rendre autonomes, notamment face au reste de leur scolarité mais également dans leur vie de tous les jours (combien d'entre-nous parviennent encore à retenir quelque-chose par coeur ?!). Mais peut-être M. Dupontel considère-t-il que savoir compter et mémoriser facilement est un formatage inacceptable de l'être humain... Ne vous inquiétez pas, le smartphone est en train de réduire tout ça en poussière de toutes façons.

  7. «on les transforme en consommateurs ou en prédateurs, les meilleurs deviennent des prédateurs»: Bon, il va falloir arrêter de picoler à un moment. Si les gens deviennent des prédateurs, c'est à cause de la façon dont on les a élevés, pas à cause du système scolaire... en tout cas, pas en France.

  8. «j'ai un gamin, j'arrive pas à l'éduquer... il est tout le temps dans ses jeux vidéos, il lit pas un bouquin, c'est une catastrophe»: Peut-être qu'à force d'entendre que l'école c'est de la merde, il a fini par le retenir... ça me fait penser aux parents qui annulent les sanctions prises contre leur gamin et qui après se plaignent que l'enseignant n'a pas d'autorité... Remettez-vous en question. Les miens, de mômes, aiment lire, aiment les jeux vidéos, sont curieux et cherchent à comprendre ce qui les entoure, veulent rire, jouer, écoutent en classe, veulent faire leur boulot du mieux possible, savent se remettre en question et discuter, adorent bricoler, écrire des histoires, dessiner, jouer au billard, à la pétanque, pêcher dans les flaques, se promener... (je ne sais pas ce que la vie me réserve, mais jusque là, mes enfants sont merveilleux !) Ben on s'intéresse à eux, ils passent en premier, on joue avec eux depuis toujours, on leur lit des histoires, on leur explique pourquoi ils peuvent avoir tort ou raison, on valorise...

  9. «tout est fait pour que l'individu ne se rencontre pas dans une vie car s'il développe un sens critique et un jugement il devient ingouvernable»: Relent conspirationniste légèrement nauséabond. Beurk. Je rappelle que le but de l'école en général et en particulier du cycle 4 et du lycée, c'est de former des citoyens (c'est dans tous les programmes) justement en développant leur sens critique. Mais bon, ça doit être une erreur. On va me dire que le système scolaire tend à reproduire les inégalités, ce qui n'est pas complètement faux, mais ce n'est pas la faute de l'éducation nationale et des enseignants mais plus celle de la pression sociale. Nous, on fait ce qu'on peut, on se remet en question, on s'adapte aux mômes malgré des conditions de boulot souvent défavorables et des gamins qui sont de plus en plus allergiques à la moindre bonne volonté et ont de moins en moins de compétences, même d'ordre extrascolaires (genre colorier, découper, jouer à un jeu de société etc) ou de facultés de concentration.

  10. «que ce soient les commerçants, les religieux ou les politiques, ils n'ont aucun intérêt à ce que l'individu se trouve»: au delà du cocktail plutôt étrange, sorte de triumvirat de la malfaisance, je note que vous ne faites plus mention de «l'école»

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Entendons-nous bien, M. Dupontel, je ne vous reproche pas d'avoir un avis sur la question de l'enseignement, si passéiste, mal informé ou partisan soit-il...

Ce que je vous reproche, c'est de décréter des vérités, le doigt accusateur brandi, sans les soumettre à un esprit critique -que vous vantez pourtant et qui devrait vous pousser à commencer par la mise à jour de ce que vous croyez savoir des contenus enseignés: il faut vraiment que vous ne vous soyez jamais intéressé à ce que faisait votre fils de 16 ans, que vous n'ayez jamais ouvert un de ses cahiers, pour être à ce point à côté de la plaque (d'ailleurs, si vous vous en moquez, pourquoi s'y intéresserait-il lui-même ?)

Ce que je vous reproche, c'est «d'enfoncer des portes» déjà largement «ouvertes» dans l'opinion publique, friande de jugements à l'emporte-pièce et d'idées préconçues. Sans compter que votre notoriété donne un poids particulièrement catastrophique à vos paroles.

Vous avez le droit de vous exprimer, mais vous portez la responsabilité d'aller dans le sens du problème et pas de la solution en dénigrant une école dans laquelle de moins en moins de gens croient malgré les efforts de ceux qui la composent, au grand plaisir de tous ceux qui n'attendent qu'une chose, de la démolir comme le reste du service public... vous savez, ceux qui sont les amis des commerçants que vous accusiez des pires maux (commerçants qui cherchent de plus en plus à envahir l'espace sacré de l'éducation).

Repensez-y, M. Dupontel, discutez-en avec les gens concernés, remettez à plat vos opinions... ces propos ne sont pas dignes de quelqu'un qui valorise l'esprit critique.



Loïc Mathaud sur Twitter : Sinon ils peuvent juste payer leurs impôts qui serviront, entre autre, à l'éducation

Google qui fait un coup de com avec l'aide de notre très cher roi président.

flouze

Faisons nos comptes: petite «analyse» sans prétention:


En gros, ils «offrent» 100.000 «formations numériques» par an aux français (aucune précision sur la durée ou les modalités de ces formations, comme le nombre de participants par session, le contenu, le type de formation etc.)
Bon, mettons que chaque formation coûte à Google entre 500 et 1000€/pers. (supposition basée sur une recherche rapide du prix des formations au numérique, faute de mieux compte tenu de l'opacité de l'information). Coût total de l'opération pour le géant amerloque: entre 50.000.000 et 100.000.000 € par an.

Donc -c'est évident, mais ça va mieux en le disant- Google ne nous fait pas un cadeau avec cette proposition, il retourne une situation déjà scandaleuse à son avantage.


le colonel

Mais c'est nouveau ces petites formations si sympas, là ?!

Ben non.


secte

 Et on n'a pas encore parlé du contenu de ces formations ?!

Ben non, hein, ce serait trop simple. Quand on cherche un peu, on s'aperçoit que d'habitude, les «formations» proposées par Google sont à distance: on se connecte à un site et on suit un tuto amélioré... Coût réel de l'opération pour le géant étatsuniens, dont l'activité principale -rappelons-le- est l'hébergement de ses propres serveurs avec des capacités de stockage et de traitement dantesques: peanuts. Héberger une chtite plate-forme d'e-learning accessibles à 100.000 personnes par an... ?!

Mouhouhaha.

deplus

Qui plus outre (et non des moindres)

Quel contenu les victimes usagers de cette arnaque ce service vont-ils recevoir ? Petit florilège des «formations» proposées sur https://learndigital.withgoogle.com/pourlespros/topic-library :

  • Les opportunités qu'offre Internet (pour piner tout le monde, c'est bien ça ?!)
  • Vos premiers pas vers le succès sur Internet (facile, créez une entreprise basée en Irlande et pratiquez le fiscfucking)
  • Développez votre présence en ligne (et gavez-vous avec les données que vous collectez)
  • Communiquez grâce aux e-mails (ça sent la formation d'avenir)
  • Familiarisez-vous avec la recherche (apprenez à être dépendant de NOS services, les autres c'est tous des cons #traduisonsLes)
  • Faites-vous connaître grâce à la recherche (apprenez à nous payer pour remonter dans nos résultats)
  • Faites en sorte que la recherche fonctionne pour votre entreprise (cf ci-dessus)
  • Faites-vous remarquer grâce aux annonces sur les moteurs de recherche (cf ci-dessus)
  • Améliorez vos campagnes sur les moteurs de recherche (ha ben c'est tout pareil, alors ?!)
  • Aidez les gens près de vous à vous trouver en ligne (devenez de bons petits collabos en transmettant l'idée que seul Google est bien)
  • Tirez profit des opportunités qu'offre le mobile (et apprenez à pomper sans vergogne les données personnelles)
  • Approfondissez la publicité display (devenez un agent de cette société de merde où le CONsommateur doit être stimulé par la pub où qu'il se trouve cf https://lentreprise.lexpress.fr/marketing-vente/promotion-communication/la-pub-dans-les-toilettes-c-est-bon-pour-le-trafic_1526276.html attention, c'est l'express, donc, nausées à la clé)
  • Développez-vous à l'international (tout en n'ayant officiellement qu'une petite entreprise de 7500€ de capital)
  • La puissance de la vidéo sur Internet (et de la pub forcée avant les vidéos de votre plate-forme, et de la censure) etc. etc.

C'est chouette le formatage la formation proposée par ces salopards ?! un magnifique projet de société...


dans l'cul lulu

Conclusion

C'est de la mârde. Non seulement le président autorise Google à ne pas payer ce qu'il nous doit, comme à son habitude, mais en plus ils se foutent ouvertement de notre gueule en réchauffant du vieux vomi à la crotte de nez.

Quand le culot éhonté se mêle au cynisme le plus complet ça donne ça. A sa façon, Google est à l'humanité ce que les usines sont à la beauté: Vous savez, ces usines tellement hideuses et immondes qu'elles en deviennent fascinantes...

Face aux profondeurs abyssales de leur manque de solidarité et d'humanité, on est pris de vertige parfois.

Tu peux te les coller dans le côlon, tes formations gratuites, mon connard, on te les laisse et on va continuer à se former sans toi. En attendant, paye ce que tu nous dois, enfoiré.


résumé des sources:

Simplicité volontaire - Etes vous MUL dans le reste de votre vie ? (Page 18) / Philosophie et culture de la randonnée légère / Le forum de la randonnée légère ou ultra-légère !

Le spectacle est étrange au bord du parapet : une forêt de bras brandissant des écrans. Pas un seul visiteur du matin ne regare la ville autrement qu'à travers son appareil. La vie est un Photomaton. La mémoire des hommes serait-elle devenue à ce point défaillante qu'il faille archiver chaque instant ? Ainsi des voyages modernes : on traverse le monde pour prendre une photo. Il n'y aura plus de récits de voyage, seulement des cartes postales. Ici, pas un oeil ne reçoit le spectacle en direct. Que feront les hommes de toutes ces images qui leur volent la possibilité d'une émotion organique ? Peut-on méditer en tripotant les touches de ces trucs ? Qu'a fait de mal le monde pour qu'on tire des écrans sur lui ? Seuls les enfants, les vieillards et les oiseaux regardent la vue de leurs pleins yeux. Ce sont les derniers êtres à qui il restera des souvenirs.

Sylvain Tesson

Superbe et tout-à-fait dans l'esprit de ce que je pense à chaque fois...

Via Orangina-rouge


Landes : un matador meurt de ses blessures à l'hôpital de Mont-de-Marsan

Oui, un torero est mort.
Alors, autant mon inoxydable tendresse pour l'humanité me pousse à penser que la mort d'une personne reste toujours un drame, autant je ne peux non plus m'empêcher de penser que lui, au moins, il avait choisi...

Il avait choisi d'entrer dans l'arène, il avait choisi d'affronter et d'essayer d'assassiner un animal pour rien encore et encore, il avait choisi cette vie et cette activité malgré les millions de personnes qui considèrent que c'est mal et qui le manifestaient...

Je ne suis généralement pas du genre à dire «il l'avait bien cherché, ça faisait partie du choix» mais quand même... là... c'est difficile, toute compassion mise à part, de ne pas le penser.

Combien de taureaux morts avait-il à son actif ?

A chaque session, il a eu le choix de ne pas y aller. Le taureau, non.

A chaque session il y a eu un mort: le taureau.

A chaque session, on a torturé et mutilé un être vivant qui, si on lui avait laissé le choix aurait sans aucun doute préféré aller brouter de l'herbe grasse en veillant d'un œil jaloux sur son cheptel de vaches.

Dernière mort de torero en France, 1921...

Il s'agit d'une première en France depuis le début du 21e siècle, le dernier décès connu d'un matador en France remonte à 1921 à Béziers

Le rapport de morts favorise largement l'humain (et la médiatisation aussi)

Donc, oui, un mec est mort tué par un animal, c'est dramatique, certes, mais c'est surtout TRÈS CON.
C'est pas un cycliste tué par un automobiliste, un enfant renversé par la bagnole d'un connard bourré, une victime d'un gros con de terroriste, une famille morte noyée en mer pour avoir cherché une vie un peu meilleure, un gamin au ventre gonflé qui meurt de faim dans les bras de sa mère qui n'a même plus la force de verser des larmes, c'est pas un gars qui se suicide parce qu'il n'a plus de boulot, une femme qui se fout sous le métro parce qu'elle craque sous toute sa charge de taf, un gamin qui se fout en l'air parce qu'on refuse de le considérer autrement que son sexe biologique ne l'ordonne ou encore un môme tabassé à mort par des forces de l'ordre simplement parce qu'il a une peau un peu foncée.

C'est un gros con qui a passé sa vie à faire le kake dans un costume ridicule en butant des animaux pour la joie d'un public assoiffé de sang et de cruauté.

Donc, désolé, mais ma compassion, je la réserve pour celleux qui en ont besoin et qui la méritent... les victimes, les vraies.

Ce type-là, s'il est victime, ce n'est que de son karma.

Via https://unixcorn.xyz/@mathias
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