Guerre des écrans : pour un état d’urgence éducatif | OPEN Asso | Observatoire de la Parentalité et de l'Éducation Numérique
La détresse psychique des jeunes est une réalité alarmante, largement documentée par les enquêtes de terrain et relayées par les professionnels : troubles anxieux, symptômes dépressifs, pensées suicidaires. Réduire ce mal-être aux seuls effets des écrans est non seulement une erreur d’analyse, mais une défaillance politique.
Les jeunes ne vont pas mal à cause du numérique : ils habitent un monde saturé de crises (climatiques, sociales, scolaires, familiales, institutionnelles, politiques, économiques etc.) face auxquelles les écrans sont parfois un refuge [...]
En effet et j'ajouterais que le lycée en particulier est anxiogène de façon permanente (surcharge parfois délirante de travail, culpabilisation des élèves etc) Il suffit de voir le nombre de lycéens dépressifs et/ou médicalisés.
Instrumentaliser la santé mentale des adolescents pour justifier des mesures répressives est un paradoxe inquiétant : cela renforce le mal-être qu’on prétend combattre [...] Plutôt qu’un « couvre-feu numérique » dicté par l’angoisse, nous avons besoin d’une politique publique du numérique fondée sur la confiance, l’éducation et la participation.
Exactement: éduquer, discuter, montrer l'exemple, proposer d'autres choses plus constructives sur le plan personnel, aussi anodines que les vidéos de chat mais plus saines...
Régulièrement qualifiés de laxistes ou dépassés, les parents doivent affronter un univers d’injonctions contradictoires et des inégalités qui tiennent autant à des facteurs culturels qu’à l’accès aux technologies
Ben oui, culpabiliser ne sert jamais à personne. D'autant que le monde stressant dans lequel les enfants vivent est le même que celui de leurs parents qui ont en plus la responsabilité de l'adulte et les angoisses pour leur progéniture... les parents aussi ont besoin de breaks et ils le trouvent de plus en plus souvent dans les écrans également. (au passage, à mes yeux: portable et télé même combat...)
C’est le cas des établissements scolaires qui vivent une numérisation rapide qui se fait souvent sans concertation ni prise en compte des besoins des élèves et des équipes, accentuant des tensions existantes plutôt que de les résoudre [...] les outils numériques peuvent soutenir l’accompagnement, leur utilisation exige des compétences spécifiques, un cadre éthique clair et du temps — des ressources aujourd’hui trop souvent insuffisantes.
Amen. Numérisation rapide ET souvent en dépit du bon sens.
Les plateformes, de leur côté, doivent être tenues responsables de leurs effets systémiques. Leur rôle dans la structuration des sociabilités adolescentes n’est plus à démontrer. Il est temps d’imposer des cadres démocratiques clairs : protection des données, contrôle des algorithmes, encadrement des modèles économiques fondés sur l’attention.
AMEN DERECHEF.
Ces approches ne sont pas technophobes : elles appellent à repolitiser la technique, à en faire un enjeu culturel, éducatif et démocratique, plutôt qu’un simple outil à surveiller ou interdire.

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